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Introduction
Plutôt que mieux se poser, je devrais dire 10 conseils pour minimiser les risques à l’atterrissage. La plupart des pilotes qui se sont fait peur ou malheureusement mal à l’atterrissage ont sauté une étape. Moins on a la tête prise, mieux on réagit à l’imprévu. Une approche s’anticipe, se prépare, se construit.
Vous avez certainement déjà eu connaissance des 10 points qui suivent, mais est-ce que vous les appliquez à chaque vol ?
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1. Repérer visuellement l'atterrissage
Ce n’est pas pour rien que les écoles repèrent les terrains avant de monter au décollage.
D’une part cette étape vous permet de repérer visuellement l’atterrissage, d’observer l’emplacement des manches à air, des obstacles, des éventuels reliefs, … Imaginez aussi le cheminement du vent ou de la brise sur le terrain.
D’autre part, la plupart des terrains d’atterrissage sont équipés de panneaux d’information. Vous pourrez ainsi connaître les procédures éventuelles de d’atterrissage, mais aussi d’autres informations importantes pour la pérennité du site. |
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2. Choisir une approche adaptée au terrain
Si certains panneaux d’information vous imposent un type d’approche, c’est le cas sur la plupart des sites fréquentés, d’autres n’ont ni panneaux, ni information d’aucune sorte. Choisissez donc lors du repérage le type d’approche que vous allez faire en fonction du vent, des obstacles, de votre niveau de pilotage, …
Evitez les approches vous imposant des virages serrés ou proche du sol.
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3. Faire sa perte d'altitude au vent du terrain
Toujours faire du vent son allié. En allant perdre votre altitude au vent du terrain (d’où vient le vent), vous êtes certain que le vent (ou la brise) vous poussera vers votre atterrissage. En revanche si vous allez sous le vent du terrain, le retour peut s’avérer difficile, voir impossible.
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4. Visualiser son approche en l'air
Lors de votre perte d’altitude, remémorez-vous votre repérage au sol et visualisez votre approche à partir des airs. La perspective une fois en l’air est souvent fort différente de ce que vous vous imaginiez du sol. Il est donc indispensable de construire votre approche à partir des airs.
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5. Se vider l'esprit avant de faire son approche
Un atterrissage peut-être un vrai plaisir, lorsque toutes les conditions sont de votre côté. Mais si un paramètre commence à vous échapper, les choses s’accélèrent et peuvent vite vous « prendre la tête ». Une moitié de cerveau ne suffit pas à réagir au quart de tour, il faut avoir toutes vos facultés intellectuelles
Donc une fois que l’on va commencer son approche, on ne pense plus qu’à ça. Rien d’autre n’est important
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6. Regarder la cible
Encore un grand classique que l’on apprend dans les écoles. Quand vous conduisez votre voiture, vous regardez là où vous voulez aller et non pas l’obstacle que vous voulez éviter. En parapente c’est pareil. C’est sur la cible que vous voulez finir. Alors regardez là tout au long de votre approche. A force de regard, vous serrez de plus en plus précis.
N’oubliez pas non plus de regarder une fois de temps en temps que l’espace autour de vous est libre.
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La longueur de votre final dépendra bien entendu de la configuration du terrain. Ce n’est donc pas vraiment quantifiable. Disons que vous devez avoir le temps de sortir de la sellette au début du final (ce qui permet d’une part de ne plus avoir à y penser et d’autre part d’éviter l’ensemble des petites erreurs classiques comme poser assis, s’appuyer sur les freins pour s’extraire de la position assise,…). Une fois sorti de la sellette, vous devez stabiliser votre aile et faire un arrondi. |
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8. Un freinage en deux temps
L’arrondi en soi est simple. Pourtant à regarder de nombreux pilote, je pense qu’un petit retour sur la question n’est pas inutile.
En final, volez à vitesse max, bras hauts, gardez toujours le regard loin… regarder le sol vous fait perdre la notion de distance verticale et vous donne une impression de vitesse qui peut faire peur. Faites un premier palier en descendant les mains lentement au niveau des épaules. Cette étape va ralentir l’aile et vous permettre de prendre le temps d’apprécier le bon moment pour faire votre freinage final.
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9. Se retourner du mauvais côté lors d’un gonflage face voile
Ne jamais tourner le dos à son terrain : on perd le terrain de vue
Pas de 360° en entrée de terrain : faites des ‘S’ ou des ‘8’, cela vous évitera de perdre votre terrain de vue.
Ne jamais remonter la branche vent arrière d’une PTU : ça paraît évident, mais il faut croire que non, vu le nombre de pilotes qui le font. C’est un peu comme prendre l’autoroute en sens inverse.
Ne pas s’appuyer sur les freins pour sortir de la sellette : une sellette n’est pas un fauteuil, c’est pour éviter cela qu’on sort tôt de la sellette. |
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10. Savoir renoncer
Eh oui… Vous ne rentrerez pas toujours au terrain. Il est important de prendre tôt la décision de trouver un nouveau terrain. Pas de panique, restez zen. Cherchez un terrain dégagé et reconstruisez dans votre tête votre nouveau plan de vol.
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Et une fois posé…
- Ne pas garder sa voile au dessus de la tête un fois posé alors que d’autres sont en approche
- Plier sur l’aire de pliage
- En cas de hors terrain, bouger rapidement son aile pou signaler que tout va bien
- Respectez les pratiques locales
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