La sellette

La sellette est à la fois un élément de confort, de sécurité et de pilotage. Il est donc important d’en choisir une qui soit la mieux adaptée à votre pratique du parapente et à votre morphologie.
Pour prendre deux extrêmes ; vous ne partirez pas en vol rando avec une sellette course qui pèse 12 kg et vous ne ferez pas de l’acro avec une sellette light sans protection dorsale, ni secours.

Pour choisir une sellette, il faut procéder par élimination.

Choisissez d’abord le type de sellette qui correspond à votre pratique :
Classique : C’est une sellette dans laquelle on est en position assise. La plupart des pilotes utilisent ce type de sellette pour leur confort et leur facilité de réglage. Elles sont toutes équipées de protections dorsales.
Course : Le pilote est en position couché dos. Ce sont des sellettes pour être performant. Elles sont éuipées de ‘cales-pieds’ et de carénages profilés pour améliorer le CX. 
Acro : Ce sont des sellettes qui favorisent d’une part la pilotabilité, donc avec une ventrale pouvant offrir un très large écartement et d’autre part la sécurité, par la possibilité de mettre deux secours.
Light : Soit assise à plateau soit sans plateau avec jambes séparées. Le poids varie de quelques centaines de grammes à un peu moins de deux kilos. Leur encombrement est très faible.

Puis la protection dorsale :
La coque rigide : A BANNIR DEFINITIVEMENT
Le moussebag : Ce n’est pas la protection la plus efficace, bien que ce ne soit pas une certitude, mais c’est une protection qui marche dès que vous mettez votre sellette et jusqu’à la fin du vol. L’épaisseur varie de 8 à 20 cm selon les constructeurs.
Airbag : Un encombrement et un poids bien moindre que le moussebag, mais une fiabilité qui peut-être mise en doute sur les phases de décollage. 
Sans : Vous faites ce que vous voulez de votre dos. Au moins comme ça vous résolvez votre problème de choix. A moins que vous cherchiez une sellette light, puisque la plupart d’entre elles sont réduites à leur plus simple expression.

L’emplacement du secours :
Dorsal : C’est le plus classique. On ne voit pas la poignée, mais quelques essais en l’air devraient vous habituer à la trouver les yeux fermés.
Sous-cutal : La poignée est visible. Elle est sur le côté du plateau.
Ventrale : C’est l’emplacement le plus évident: il est visible, accessible des deux mains. Par contre, il faut le mettre et le retirer à chaque vol, d’où une mise en place plus contraignante que pour les autres emplacements.
Sans : Le secours est un élément que vous pouvez décider d’acquérir plus tard. Choisissez une sellette qui soit au moins capable de le supporter en ventral.

Le secours nécessite une vérification des épingles. Vérifier que cette opération vous soit rendue facile par la disposition de petites fenêtres.
Lorsque vous manipulez la sellette, regardez si la poignée n’est pas trop facile à retirer (ça évite les sorties de secours intempestives, qui peuvent être très gênantes voire très dangereuses !)

L’essai sur portique :
Il est maintenant temps d’essayer votre sellette.
Mettez votre sellette debout. Attachez les cuissardes et la ventrale. Serrez les cuissardes en laissant l’espace de quatre doigts entre votre jambe et la sangle.
Serrez les sangles d’épaule jusqu’à ce que vous ressentiez une pression en position debout.
Attachez votre ventrale et suspendez-vous à un portique.
Il faut que tout votre dos repose, sans point de compression, au fond de la sellette. Si c’est le cas, vous pouvez modifier l’angle du dossier à l’aide des réglages lombaires et/ou dorsaux.
Réglez la ventrale en position neutre conseillée par le concepteur de votre aile (40 à 42 cm d’écartement entre les deux maillons). Profitez du calme et de la sérénité du portique pour modifier l’écartement de la ventrale. Ainsi vous serez prêt pour les modifications en vol.

Les sellettes sont de plus en plus complexes. De nombreux réglages supplémentaires peuvent exister. Ils servent à améliorer le confort du pilote : profondeur d’assise, incidence du plateau, croisillonnage…

Touchez à tout jusqu’à ce que vous vous sentiez bien.

En l’air, il arrive que les sensations changent complètement. Si vous vous sentez instable en roulis, resserrez votre ventrale. Si vous vous sentez glisser vers l’avant, relâchez votre sangle lombaire. Si à l’inverse vous faites travailler les ‘abdos’, resserrez-la.

D’autres détails peuvent avoir leur importance. L’encombrement peut rendre le rangement de l’aile difficile. N’hésitez pas à ranger votre sellette avec votre voile dans votre sac afin de peser l’ensemble. Vérifiez que le volume de la poche de rangement soit suffisant pour accueillir votre sac de voile ET tout ce que vous y mettez habituellement. Demandez avec quels types de maillons la sellette est fournie.

 

Article écrit par Laurent Van hille
Pour les News SOL de juin 2004
Remerciements : à Mr André Yernaux (professeur de physique) pour ses recherches et son aide précieuse.

 

 
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